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lundi 27 avril 2009

Green hôtel, l’exemple de Russelior !

Parmi les secteurs les plus gourmands en énergie, le secteur tertiaire arrive en tête de fil avec l’hôtellerie ! Face à ce constat et pour tenter d’inverser la tendance, l’association « green hôtel » rassemble et fait la promotion des hôtels sensibles aux questions environnementales. Ainsi les hôtels qui se positionnent ouvertement sur le secteur de l’hôtellerie écologique et qui mettent en place des solutions pour économiser l’eau, l’électricité et réduire les déchets solides, non seulement dans un objectif d’économies mais aussi de participation à la protection de la planète, peuvent être labélisés « green hôtel ».

C’est ainsi que récemment, le 16 avril 2009, en Tunisie, M. Mourad Mehdoui, propriétaire et P.-D.G. du « The Russelior » (à Hammamet-Sud), a reçu le 1er prix du Président de la République pour l’incitation à la rationalisation de la consommation d’énergie et la promotion des énergies renouvelables.

Cet hôtel entièrement conçu dans un projet de réduction des consommations d’énergie et de respect de l’environnement apparaît comme une véritable oasis de fraîcheur. Celui ci est entouré d’un parc de 5 hectares, construit pour « assurer un micro-climat et permettre, ainsi, un rafraîchissement de l’environnement pour une réduction du recours à la climatisation en été, mais également un réchauffement en hiver pour diminuer le chauffage » explique M. Mourad Mehdoui. Enfin, lorsque l’on s’intéresse de plus prêt à la construction de ce palace tunisien, on note en effet, le double vitrage, l’éclairage économique, les portes électriques, l’isolation thermique des murs et du toit, la minuterie et nouveauté innovante, la gestion technique centralisée (GTC) avec l’installation d’une salle d’opération gérée par écrans permettant un contrôle à distance et par compartiments de tout ce qui pourrait causer un gaspillage d’énergie.

Le coût de cet investissement : 85 MDT.
Enfin, destiné à une clientèle de luxe, sensible aux questions écologiques, ce petit coin de paradis ouvrira fin 2009.

jeudi 12 mars 2009

Comment détourner la RSE en arme de guerre économique ?

Tout le monde (ou presque (1)) sait en quoi consiste la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE)… Des entreprises citoyennes agissant de manière responsable dans les intérêts de toutes les parties prenantes ; pour nous permettre de vivre dans le meilleur des mondes… Et pourtant, bien que le principe laisse rêveur, il peut devenir une arme de régulation redoutable…

(1) Pour ceux qui auraient des doutes, rafraichissez-vous la mémoire avec la définition donnée par M. Doucin, Ambassadeur chargé de la Bioéthique et de la Responsabilité Sociale des Entreprises .
Pour les autres, passez directement à la deuxième vidéo !


(1)

… Voici donc quelques exemples de RSE version guerre économique présentés par M. Doucin lors d’une conférence à l’Ecole de Guerre Economique. Parmi ceux-ci figurent le Fair Label Association, l’Electronic Industry Code of Conduct et les Voluntary Principles on Security and Human Rights. Des initiatives bien souvent américaines ou britanniques.

(2)


Ainsi, selon Michel Doucin, la RSE est un outil non négligeable de construction de soft law. Il s’agit là de mécanismes subtils de conquête de marché ou d’image, illustrés par de beaux engagements « responsables » des multinationales, mais derrières qui, bien souvent, se cachent des initiatives gouvernementales…

Fanny M.

Sources:
- Conf
érence "RSE et Guerre Economique" de M. Michel Doucin à l'Ecole de Guerre Economique
- http://www.ege.fr
- http://www.voluntaryprinciples.org
- http://www.eicc.info


NB: Une erreur de frappe s'est glissée dans les vidéos, le titre de M. Doucin étant "Ambassadeur chargé de la Bioéthique et de la Responsabilité Sociale des Entreprises"

dimanche 15 février 2009

S'engager pour durer...!


Novethic, média expert du développement durable vient de publier un rapport intitulé « Quelle place pour la mobilisation des salariés dans les rapports développement durable ? »

Cette étude tend à démontrer que les entreprises françaises qui se montrent très engagés en terme de développement durable, qui développent des stratégies RSE, n’impliquent pourtant pas assez leurs salariés dans leurs différentes démarches.

Pourtant, il a été observé que les salariés des entreprises sont de plus en plus intéressés par les formations ayants pour thème le développement durable.

Ainsi, cette étude remet en cause les stratégies RSE des entreprises, qui ne mobilisent pas assez et de façon pertinente les salariés. Il est donc temps pour les entreprises de mieux sensibiliser leurs salariés, en les impliquant de façon plus conséquente dans leurs démarches en matières de développement durable.

Comment ? En exerçant une forte sensibilisation ; en définissant des repères communs à l’entreprise et aux salariés afin de favoriser une réelle prise de conscience ; et enfin en impliquant les salariés dans les démarches vertes de l’entreprise.

Certaines entreprises comme Danone ont bien pris conscience de cela, et arrivent à donner une image responsable à la société civile avec des salariés pour la plupart impliqués dans ces démarches.

D’autres, comme Lafarge, Air Liquide ou encore Michelin, ont encore des efforts à fournir, afin de s’adapter à cette nouvelle conjoncture économique qui d’une façon ou d’une autre saura saluer les entreprises réellement engagés en matière de développement durable.

Yasmina


Sources:

www.novethic.fr

www.developpementdurable.com


lundi 5 janvier 2009

« La Troisième révolution énergétique » d'Anne Lauvergeon et Michel-Hubert Jamard – Editions Plon

Disponible sur http://www.amazon.fr

« Disponible en librairie, «La troisième révolution énergétique» est un ouvrage co-écrit par Anne Lauvergeon, Présidente du Directoire et Michel-Hubert Jamard, Directeur de la Communication des activités nucléaires du groupe Areva.
Nous l’avons tous constaté, en quelques années, les questions liées à l’énergie sont sorties du domaine réservé aux experts pour devenir un sujet d’actualité.
Frappé par l’envolée des prix du pétrole et le triste spectacle de catastrophes climatiques, le monde a fini par prendre conscience que la croissance démographique et économique des pays en développement, le renchérissement des énergies fossiles sur fond d’épuisement des ressources et l’effet de serre constituent les ingrédients d’un cocktail délétère dont l’antidote repose largement sur la mise en œuvre de politiques énergétiques appropriées.
Avenir des énergies renouvelables, place des énergies fossiles, déchets nucléaires, indépendance énergétique, relations avec les associations, l’ensemble de ces sujets est abordé sans langue de bois ni souci du politiquement correct. S’appuyant sur des faits objectifs et des études non partisanes, l’ouvrage montre que les défis économiques, sociaux et environnementaux auxquels le monde se trouve confronté ne pourront être relevés que par la mobilisation de toutes les sources d’énergie en favorisant autant que faire se peut, celles qui n’émettent pas de gaz carbonique. »

Source : http://www.areva-np.com

Anne Lauvergeon, présidente d'Areva depuis 2001, ou « Atomic Anne » comme la surnomme la presse américaine, aborde dans son ouvrage les problématiques de l'énergie et du développement durable.
La sortie du livre en novembre 2008, dont la presse s'est largement faite l'écho comme le Monde et Les Échos accompagné de publication d'extrait par le Figaro, se résume-t-il à un plaidoyer pour le nucléaire?

Si le nucléaire est présenté comme « une énergie du future incontournable », il faut aussi reconnaître que les auteurs, après avoir exposé leur vision de l'histoire des énergies et leur prospective pour les évolutions dans ce domaine, livrent également un plaidoyer pour le développement durable et soulignent les insuffisances des politiques énergétiques actuelles.

Les réflexions de la présidente d'AREVA sont donc à ce titre intéressantes même si l'auteur est un acteur des politiques énergétiques ayant un parti-pris pour le nucléaire.

Alain.

lundi 29 décembre 2008

Vers une défiscalisation raisonnée ?

L'année 2008 a été une annus horribilis pour les entreprises spécialisées dans les investissements fiscalement avantageux.
Les voyants négatifs se sont multipliés pour les spécialistes de la "défiscalisation" :
- Essoufflement des investissements de type Robien. Les causes sont multiples : campagne médiatique très négative ( ex : reportage du 17 avril 2008, France 2: les Robien de la colère), chute du marché immobilier lié à la crise financière, impact de la hausse des carburants de l'été 2008 (les programmes immobiliers ciblés loin des grandes agglomérations n'attirent plus les investisseurs) ;
- Nouvelles règles du jeu voulues par le législateur : définition d'une limite haute des réductions fiscales, modification des règles d'investissement en Outre-mer(Girardin immobilier).

Face à ces menaces, certaines entreprises se tournent vers des niches fiscales liées au développement durable. L’arrêté du 10 juillet 2006 relatif à l'énergie électrique offre de nouvelles opportunités pour des investisseurs à long terme.
Illustration :
La société CPC-solabios propose un modèle original en trois volets. Location longue durée de toitures de bâtiments auprès d'agriculteurs (sud de la France), installations de capteurs photovoltaïques par la société, financement du programme par des investisseurs privés. Les PME réalisant ce type d'investissement bénéficient alors d'une déduction fiscale et de revenus annuels pour une longue durée.
Une initiative (parmi d’autres), certes intéressée, mais qui a l'avantage de permettre de le développement la filière française de l’énergie photovoltaïque.
A défaut de grives…

Steve

Sources :
- Site France2 ;
- Document France2 ;
- arrêté du 10 juillet 2006 ;
- CPC-Solabios.

mercredi 10 décembre 2008

Le plan de relance français : un plan vert pour surmonter la crise ?

Suite à la création d’un « consensus écologique » autour du Grenelle de l’environnement et à la mise en œuvre des différents volets du Grenelle de l’environnement par le vote de lois en 2008, le plan de relance de 26 milliards d’euros présenté par le président de la République le 04 décembre 2008 à Douai est- il un plan de relance vert dans la continuité du Grenelle ?

Dans le domaine de l’immobilier, sur les 1,8 milliards d’euros engagés afin de contrer la baisse des mises en construction de logements neufs, l’Etat devrait dépenser 600 millions d'euros en 2009 qui permettront une rénovation de l’immobilier dans les logements sociaux anciens et à terme d’avoir des logements moins énergivores. L’Etat annonce également 200 millions pour les travaux de rénovation de l’habitat ancien énergivore à titre d’aide aux particuliers et 650 millions pour rénover ses bâtiments en propre.

Dans le domaine des transports, en collaboration avec les collectivités locales et le secteur privé, le développement des transports en commun non polluants sont directement privilégiés à travers de grands travaux planifiés dans les accords de Grenelle entre 2010 et 2014 : nouvelles lignes TGV Sud Europe Atlantique pour 7 milliards, Bretagne Pays de Loire pour 3 milliards, TGV Est pour 3,5 milliards, Rhin Rhône pour 2,3 milliards, axe Lyon Turin pour 6,5 milliards, Marseille Nice pour 5,3 milliards, mais aussi canal Seine Nord pour 3,5 milliards… En accélérant ces programmes, l’Etat favorise le développement les moyens de transport alternatifs à l’automobile.

Dans le domaine des énergies, sur les orientations de l’Etat, EDF devrait s’engager à accélérer ses projets d’investissement dans les énergies renouvelables (300 millions en particulier pour le solaire), dans son infrastructure et la Poste devrait investir dans la rénovation énergétique de ses bâtiments.

Même si ce plan de relance par l’investissement ne représente pas la perfection et si d’autres projets de dépense ne concernent pas le développement durable, ce plan constitue une ambition en termes de développement durable qui doit être saluée.

Alain.

lundi 8 décembre 2008

Croissance et industries du développement durable : conséquences de la crise et plan de relance vert?

Certains pourraient voir dans la crise actuelle un certain charme (malgré son prix "social") puisqu'elle se traduit par une décroissance et une modération de la consommation.
Mais la crise financière et économique actuelle concoure avant tout à des remises en cause des processus de production et de consommation. La crise ébranle ainsi les certitudes sur notre mode de développement et les visions de chacun sur la croissance avec des effets variables sur la promotion du développement durable.

D'un côté la chute vertigineuse du prix du pétrole en quelques mois de 150 US$ (juillet 2008) à moins de 50 US$ (décembre 2008) et celle du prix des matières premières pourraient renforcer les tentations chez certains de s'affranchir des plans gouvernementaux et internationaux liés au développement durable pour limiter les dépenses et se concentrer sur la crise. Aussi, certains pays sont également tentés de favoriser le repli des politiques vers des enjeux strictement nationaux.
Ainsi le développement durable et la nécessaire solidarité entre nations pour régler des problématiques mondiales qui lui sont liées pourraient être reléguées par certains derrière la reprise de la croissance en terme de priorité.
Les effets de la crise sur le secteur du développement durable sont bien visibles: la chute du prix de l'énergie pétrolière devrait ralentir par exemple la croissance du secteur des énergies solaires et des champs d'éoliennes. Mais l'effondrement du marché du recyclage courant novembre 2008 témoigne également des effets négatifs de la crise sur les secteurs liés au développement durable.

D'un autre côté, des gouvernements comme en France et aux États-Unis font de la crise une opportunité pour préparer l'avenir et favoriser un mode de développement durable par des investissements collectifs liés au plan de relance à travers la promotion des transports communs, de programme d'infrastructures associés, la promotion des processus industriels liés au développement durable, ...
Et certains modes de consommation, avec l'appui des politiques publiques, pourraient tendre sous l'effet de la crise vers une meilleure responsabilisation et un meilleur respect de la notion de développement durable, comme dans le domaine de l'automobile ou de l'habitat. Par exemple, le 4 décembre 2008, le Président Sarkozy a annoncé dans la présentation de son plan de relance de 26 milliards d'euros le financement d'une prime à la casse visant à soutenir les industries automobiles mais aussi à rénover le parc automobile français avec des véhicules moins polluants. A cette occasion, ont été également annoncés le financement de quatre lignes de TGV et des investissements dans les énergies renouvelables pour EDF.

Si la crise produit des effets sur le secteur et contribue à « rebattre les cartes » avec une vision court-terme, les impératifs du développement durable à moyen et long terme et les effets de la diminution des ressources non renouvelables ne doivent pas être mésestimés pour autant. Il est nécessaire de les maintenir au centre de l'élaboration des politiques publiques.

Alain.

dimanche 30 novembre 2008

Be Green Festival


Afin de dynamiser le développement durable sur le Web 2.0, le Be Green Festival propose au grand public de voter et de mettre en ligne un film de trois minutes « pour traiter au moins l'une des 7 thématiques proposées :
• Eau
• Nature
• Déchets
• Réchauffement climatique
• Energie
• Transports
• L'engagement dans la société »
et le poster sur http://www.begreenfilms.com/.

Alors à vos caméras, portables ou appareils photo!
Les meilleurs seront diffusés sur Canal +.

Alain